Sortir (ou pas) de l’aéroport pendant une longue escale à Pékin ?

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Récidive. C’est devenu une habitude, peut-être même une addiction. Nos voyages à l’étranger en famille nous dopent, nous transcendent. Cette année encore, nos envies d’ailleurs nous ont portés en Asie du Sud-Est via une longue escale à Pékin.

Piqués par ce continent ou devrai-je plutôt dire mordus jusqu’à l’os, nous avons répondu à l’appel des rizières, des temples khmers et des eaux bleu turquoise. Pourquoi résister à l’évidence ? C’est là que nous sentons nos papilles vibrer plus vivement, notre esprit s’apaiser plus profondément et notre cœur battre plus intensément.

Puis, de manière pragmatique, c’est aussi ici que notre budget nous permet de voyager plus légèrement.

Le début d’une longue escale à Pékin 

Tout a commencé un lundi matin. Nous avons embarqué sur un vol Air China avec une longue escale à Pékin. Un choix volontaire pour profiter du visa gratuit accordé aux passagers en escale.

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Attention, ce précieux sésame n’est accordé qu’au bon-vouloir de la police chinoise des frontières. Et sous certaines conditions : être en possession d’un billet de continuation pour un pays tiers (hors Chine bien sûr) et être en transit de moins de 72h à Pékin.

La notre devait durer 14h environ et nous permettre de visiter la cité interdite. Ah la Chine ! l’Empire du milieu, Confucius, la grande muraille, l’armée de terre de Xian et Kung Fu Panda. Une aubaine de poser le pied dans ce pays quand on en apprend la langue depuis quelques années comme Élisa.

L’arrivée et l’attente à l’aéroport à Pékin 

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Sauf que voilà, tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu pendant cette escale à Pékin. Arrivés au petit matin sur le tarmac humide de la capitale, la fatigue du décalage horaire (+6h) commence à se faire sentir.

Peu importe, l’enthousiasme et la motivation restent intactes. Pendant de longues minutes, nous attendons le bus pour nous conduire au terminal des arrivées.

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Un début de voyage non sans nous rappeler nos premières minutes d’attente, abrités sous l’aile de l’appareil, sur une piste de New Delhi. Faut-il y voir un présage ? La suite nous apportera la réponse. Et plus rapidement que nous l’imaginons.

La sortie difficile de l’aéroport de Pékin 

Une demi heure plus tard, nous voilà parvenus au terminal à l’issue d’un long trajet à slalomer entre d’imposants bâtiments usés. Tout le charme d’un aéroport à l’architecture communiste anguleuse, sans concession, brute.

A l’intérieur, on comprend qu’il faut déposer nos empreintes sur des caissons d’automates alignés.

Puis surgit le flou total. Une forme de vide, d’incompréhension. Des dizaines de personnes patientent derrière un cordon. Certaines sont autorisées à le franchir. Inexorablement, la foule se met à gonfler. Étonnée, calme, interdite. Nous attendons à l’écart, assommés par la fatigue naissante.

Le lâcher collectif survient, laissant une horde de touristes s’agglutiner vers de nouvelles files d’attente. Parmi elles, nous tentons de trouver celle des visas de transit.

Le personnel est présent. Il guide à corps mais surtout à cris les voyageurs égarés dans un anglais approximatif. Au vu du nombre de personnes allongées sur le sol, il semblerait que l’attente se prolonge sans fin. Le temps s’écoule comme l’orage qui s’abat sur le toit du terminal. Lourd, chargé, interminable.

Le vrai début de notre escale à Pékin, 4 heures plus tard

Photo by Yasmin Dangor on Unsplash

Pékin semble être une capitale qui se laisse désirer où la pesanteur du système administratif ne paraît déranger que les touristes étrangers. Le sésame en main, nous sortons enfin de la zone de transit 4h après notre premier pas sur le sol chinois. Le vrai top départ de notre escale à Pékin.

Les transports en commun pékinois

Rejoindre le centre en transport en commun n’est pas chose facile. Au guichet du train express, l’employé nous remet, sans un mot et faut-il le préciser sans un sourire, les tickets ainsi qu’un plan du métro sur une feuille A4. Nous insistons pour savoir à quelle station descendre. Il finit par entourer Tiananmen East sur la carte.

Séance de décryptage rapide : un train express + deux lignes de métro = deux changements.

Le métro

Le métro chinois n’a rien à envier aux lignes de la Ratp. La lenteur en plus. Seul avantage : les rames y sont climatisées. Les quais, eux, étouffent sous le poids de la foule et d’un climat archipollué. Les correspondances se perdent en couloirs courbés et escaliers multiples.

À l’approche du centre, les contrôles de sécurité apparaissent, semblables à ceux de l’aéroport. A l’entrée, à la sortie, sur les quais, dans les wagons, des hommes et des femmes veillent, et surveillent.

Au centre-ville de Pékin

Tiananmen

Place Tiananmen. Rien d’autre à faire que de suivre la foule dans le sens de la circulation sur un parcours balisé par des barrières métalliques. Je crois qu’on risquerait presque sa vie à emprunter le sens contraire…

Re-controle des sacs au scanner. La pluie continue de perturber notre escale à Pékin, comme la fatigue de notre petit dragon de feu.

La perspective d’une visite de la cité interdite s’éloigne autant que l’espoir de trouver le moindre charme à cette place encombrée. Le temps avance, la chaleur enfle, l’orage s’intensifie.

Wangfujing

Des éléments qui nous dirigent sur l’avenue Wangfujing, sorte de Champs Élysées pékinois. Nous nous restaurons d’un plateau de fruits frais et de thé glacés au citron et au kiwi pendant que notre little dragon, assoupi, ronfle légèrement.


Dépités, nous décidons de regagner l’aéroport et ses méandres administratifs d’une durée indéterminée.

Le retour inévitable à l’aéroport de Pékin

Re-métro, re-changements, re-airportexpress, check-in, train to terminal, contrôle des passeports, sécurité. Ouf ! A ma montre, il est déjà 16h. Prêts à embarquer pour une autre destination, loin de ce tumulte oppressant avec impatience. Et pas mécontents de laisser derrière nous cette ville si peu accueillante.

Cette escale à Pékin n’aura pas été une grande réussite. Prendrons-nous notre revanche lors d’un prochain voyage ? Pour l’instant, nous n’aspirons qu’à nous assoupir et à respirer un air meilleur.

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