Routarde ? Non. Voyageuse libre, oui !

0

Pourquoi faudrait-il dormir dans des endroits au confort absent, risquer la prolifération de parasites intestinaux dans des lieux à l’hygiène douteuse, traîner un sac à dos poussiéreux pendant des kilomètres, porter des vêtements informes et retrouver d’autres backpackers autour d’une bière le soir pour se raconter ses aventures sous prétexte qu’on est jeune et routard ? Pourquoi faudrait-il payer une semaine très chère dans un hôtel-club en méditerranée, supporter la présence d’animateurs bruyants autour d’une piscine, faire la queue devant un buffet insipide dans une ambiance cafétéria, voir du pays à travers une excursion chronométrée sous prétexte qu’on est une famille avec enfants ?

DANS LA CASE

case

Laissez-moi vous raconter une autre histoire. Peut-être le début de votre prochaine aventure. J’ai pour habitude d’acheter un billet d’avion sur Internet, un guide de voyage, de réserver mes premières nuits d’hôtel et de partir comme ça, avec mon conjoint et mes enfants sous le bras. Ni vraiment « package », ni vraiment routarde. C’est sûr, voyageuse libre, ça ne rentre pas dans les cases.

vacancesDans nos sociétés actuelles, on aime bien mettre les gens dans les cases. Ça permet de situer, de catégoriser et c’est drôlement pratique pour faire des statistiques de population. Personnellement, je préfère les pages blanches à noircir de mes histoires. Libre de choix, de pensée, d’être moi.

Quand on parle voyage, c’est pareil. Il n’y a que 2 cases : Indiana Jones ou François Pignon, aventurier ou coincé, téméraire ou poule mouillée. Vous céderez à l’appel du voyage organisé ou vous braverez tous les dangers du routard. Deux minuscules options qui ont la fâcheuse tendance à me faire voir rouge ou à broyer du noir.

Comme vous, amis lecteurs, mes semaines de congés payés ne se comptent que sur les doigts d’une main. C’est pourquoi j’opte pour des vacances confortables sans me priver. Je choisis mes destinations en fonction de ces critères et préfère renoncer à partir si les conditions de voyage ne correspondent pas à mes attentes et à celle de ma petite famille.

J’aime avoir le choix, rester 1 ou 2 nuits de plus ici, m’offrir un bel hôtel par là, craquer pour un dîner dans un restaurant renommé, déguster une glace géante avec mes enfants devant une partie endiablée de yam’s, faire laver le linge sale, acheter plein de souvenirs, prendre des taxis, tuk-tuk, rickshaw pour éviter la fatigue, boire un mojito-passion dans un sky-bar, prendre le temps d’un délicieux massage. Toujours pas travel-kamikaze la guêpe !

Chanceuse, intrépide, ambitieuse, audacieuse, bourlingueuse, aventureuse, sans doute. Mais avant tout voyageuse : celle qui ne coche que la case départ.

 departure

No comments